"Eva Jol. E," une fiction de chez Walt Disney


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Nouvelle proposition d'affiche de Joris Prudhon pour la campagne de François le Français
C'est juste Splendide!!!
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Le président du MoDem a présenté mercredi 14 mars son programme et son nouveau slogan de campagne, « La France solidaire ».

(AFP PHOTO FRANCOIS NASCIMBENI)
Jugeant que ses adversaires « éludent » les questions qui préoccupent les Français, il s’est posé en candidat du « redressement » et a défendu le projet d’une société fondée sur la solidarité.
Le candidat du centre, qui plafonne à 15 % dans les sondages, espère relancer ainsi sa campagne.
Donner un sens et une cohérence à sa candidature. C’est l’exercice auquel François Bayrou s’est livré mercredi 14 mars. Le président du MoDem, qui présentait son programme avant la sortie d’un nouveau livre jeudi 15 mars(1), n’a pas cherché à créer la surprise en sortant quelques nouvelles mesures chocs de son chapeau.
Il s’est surtout attaché à replacer ses principales propositions – redressement des finances publiques, éducation, moralisation de la vie politique – dans un projet plus global qui le ramène à ses racines démocrates-chrétiennes : celui d’une société fondée sur la solidarité et la responsabilité, se situant à égale distance entre étatisme et libéralisme.
Une façon de relancer sa campagne à moins de six semaines du scrutin. Loin de la magie de 2007, lorsque le candidat centriste avait créé la surprise en s’imposant comme le troisième homme de l’élection présidentielle devant le FN, François Bayrou a cette fois davantage de mal à faire entendre sa voix dans une campagne qui se résume le plus souvent à un duel entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Après avoir régulièrement progressé dans les intentions de vote jusqu’à fin janvier, le président du MoDem stagne depuis entre 12 et 15 % sans parvenir à dépasser ce cap.
Celui qui se targue d’avoir eu raison avant tout le monde sur la dette et d’être le seul à tenir un langage de vérité aux Français reste persuadé que sa stratégie est payante. Sa cote de popularité est en hausse constante et il arrive régulièrement en tête du palmarès des personnalités politiques.
Dans l a dernière vague de notre baromètre OpinionWay-Fiducial, il est même passé en deuxième position devant Nicolas Sarkozy dans le classement des candidats qui proposent les meilleures solutions en réponse aux problèmes quotidiens des électeurs.
François Bayrou, qui estime que ses concitoyens sont lassés des polémiques à répétition sur des sujets jugés secondaires, entend jouer cette carte à fond. « À la veille de l’ouverture de la campagne officielle, les Français sont exaspérés par une élection qui leur donne le sentiment qu’on ne traite aucune des questions qui touchent à leur vie quotidienne », a attaqué d’emblée le candidat centriste, évoquant l’emploi, la précarité ou les déficits. Face à des adversaires qui« éludent » les questions importantes et « s’égarent dans la diversion », il entend donc se poser en candidat du « redressement » et du retour à la confiance.
Rétablir les finances publiques d’ici à 2016 par une augmentation des recettes et une réduction drastique des dépenses publiques ; encourager la compétitivité des entreprises, non pas en s’engageant dans « une course effrénée à la baisse du coût du travail » , mais en misant sur l’innovation et la recherche ; recentrer l’éducation sur les acquisitions fondamentales et moraliser la vie politique en retrouvant un exercice équilibré du pouvoir : tels sont pour lui les quatre piliers du redressement auquel il veut s’employer.
Des solutions qui sont « entre nos mains » et pas à « attendre » d’ailleurs, a-t-il expliqué dans une allusion au discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte sur l’Europe. « Je suis plus optimiste que ceux qui prétendent qu’il faut que l’univers change pour que les choses s’arrangent », a lancé le candidat centriste.
François Bayrou a cependant parfaitement conscience qu’un tel programme d’effort et de rigueur ne peut suffire à séduire les Français.« Il n’y a pas de marche en avant s’il n’y a pas de cap, pas d’horizon à attendre », a-t-il expliqué.
Le président du MoDem a donc défendu mercredi un projet de société que « la crise va nous permettre d’atteindre », celle d’une « France solidaire », dont il a fait son nouveau slogan de campagne. Car la réponse aux difficultés actuelles ne se trouve selon lui ni « dans un retour au tout État qui n’a plus les moyens », ni « dans un individualisme croissant ».
Une « troisième voie » chère aux centristes dont il a tenté d’incarner les contours sans toujours y parvenir. Il a défendu ainsi « un contrat de vie partagé » qui permettrait à des hommes ou femmes de se rapprocher pour faire face aux difficultés sans perdre leurs avantages sociaux, a plaidé pour davantage de solidarité intergénérationnelle et pour un engagement plus grand des citoyens dans le monde associatif.
Une solidarité qui doit aussi s’exercer selon lui à l’égard de nos partenaires européens et des pays en difficulté de développement à l’origine de l’immigration. Des « valeurs » qu’il détaille dans son livre et qu’il oppose, en creux, à celles défendues par Nicolas Sarkozy.
(1) La France solidaire , Éd. Plon, 9 €
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Deux mammouths qu'on pourrait dire vieillots, bordéliques, incapables de mouvements, d'innovation, ou même, d'un bout de remise en cause, certes, mais deux mammouths quand même. Comment se hisser au niveau de ces Tours d’ivoire ? Quand on a Bouygues dans sa poche comme à l’UMP, on peut espérer un peu d’un génie civil rapide et audacieux. Ou au moins masquer les fissures et autres lézardes dans les fondations. Cotés PS, on a tout misé sur les « Maçons du cœur » : la force est dans le nombre de truelles mises à disposition, chacun son mur, tant pis pour le manque de lumière et les petites pièces. Mais au MoDem, il n’y a pas de maçon, de plombier ou d’électricien ; tout juste un architecte en la personne de Bayrou diplômé des cours du soir, épaulé par un groupe de décorateurs façon France 5, dont on jugera les qualités de designers au choix du papier et du vinyle trompe l’œil. C’est chaud…
Le Century 21 sera spirituel, ou ne sera pas, dit-on…
En gros, mon ami François doit-t-il prendre une carte de fidélité chez Leroy-Morin et partir acheter son « comment construire son parti » pour les nuls ?
Je ne pense pas. Oh non, je ne le pense pas.
D’abord parce qu’il ne peut pas.
Pas de bras, pas de chocolat. Et bien, pas de d’organe de parti pachydermique, pas de course à l’échalote avec les monstres en place. On a voulu faire le malin en faisant le ménage dans le seul parti historiquement fait de cellules ingouvernables, en autogestion comme en auto-gestation. Ben voilà, c’est fait. On est tous seul en plaine mer. Alors tenter des grands raouts spectaculaires en voulant ramasser tous les indécis, incompris, et incomplets de l’hexagone, ça va être chaud (et puis c’est du réchauffé de 2007, ça marchera pas 2 fois). Et point de vue communication derrière, il aurait l’air idiot et ridicule dans un Villepinte bis, incapable de masquer les sièges vides. Sarkozy a eu bien du mal, lui-même, mais a réussi de justesse, par grand renfort de pognon (d’ailleurs merci à l’entrée tardive en campagne, ça va permettre de tartiner un maximum dans le sprint final). Bayrou a une équipe commando, de 20 malades( 12 salopards, 7 mercenaires et un Jésus). C’est peu, mais c’est suffisant pour faire un coup.
Ensuite parce que c’est une mauvaise idée.
Regardons un instant la « dynamique » des deux partis majoritaires : il n’y a rien de plus statique. A droite, on fait le tri dans les campagnes, être sur que tous les vieux vont bien aller voter. Alors qu’à gauche, on découvre la « banlieue et cette jeunesse si pleine d’espérance ». C’est à dégueuler de bêtise et bassesse… (ouvrons la parenthèse: hé, les gauchisss, la jeunesse n’est pas « pleine d’espérance ». Elle est juste vide de tout le reste, tocards !) Ce qu’il faut à Bayrou, c’est une dynamique, réelle, appuyée sur deux choses : un mouvement populaire d’abord , et un relais dans les médias. (On peut le faire dans l’autre sens, hein, si ça vient pas). Mais il faut qu’il se passe quelque chose, dans les 15 jours. N’importe quoi. De préférence, permettant à Bayrou de sortir de son ton professoral qui lui est tant reproché. Un truc dans l’action. Réitérer la gifle ? Non déjà vu et trop petit bras. Il faut susciter l’empathie. Qu’on voit l’homme sous la cravate.
Enregistrer un soutien décisif, énorme parce qu’on l’aime bien Vincent Lindon, mais bon, c’est un peu court. Déclencher une polémique internationale, avec un cinglé, hein de préférence, histoire d’avoir un rôle assez basique. Il reste l'altercation avec un concurrent direct, un débat où il mettrait à poil l'un des deux (C'est peu probable, car aucun des deux ne souhaite donner une existence à ce challenger, donc pas de débat. Puis il faudrait que Bayrou "déchire" en débat... Ouais, c'est chaud.) Il reste l'extreme: le mach 3 de l’événement politique : échapper de justesse à un attentat…
Et là seulement, on pourra commencer à jouer à plusieurs, et s’immiscer dans le lit des deux prétendants à la présidentielle. Après, tout est réalisable, une fois la lumière éteinte dans l’isoloir. Le mélange des corps, la passion politique, tout ça…
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Libellés : le MoDem c'est un peu The Party, viens dans mon slip on est déjà deux
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Comme tous les Bayrouistes convaincus, j'ai des moments de grands vides. De doutes.

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