mardi 20 septembre 2011

Débat le 21 septembre autour de T. Piketty et M. Taly

Je vous reclaque un mail reçu ce matin , des "Gracques" qui semblent fort intéressant.
Ne pas voir la fusion impots et CSG comme un programme en soit: réformer l'impot jusqu'au très fond de la niche...
J'irai!!


Fusion Impôt sur le revenu et CSG : débat le 21 septembre autour de Thomas Piketty et Michel Taly



Lorsqu’on demandait à Paul McCartney si, et quand il reformerait les Beatles, il répondait : « Pas tant que John Lennon sera mort ! ». Finalement, la fusion de l’impôt sur le revenu (IR) et la CSG, c’est un peu le même principe.

Cette proposition, partagée par une grande partie de l’UMP, est la pierre angulaire du projet de « Révolution fiscale » de Thomas Piketty, Camille Landais et Emmanuel Saez. Ce consensus transpartisan sur un sujet aussi clivant que l’impôt (et dont on peut donc légitimement s’étonner) offre à ceux qui s’en revendiquent la possibilité de répondre, lorsqu’on leur demande quand, au juste, nous rénoverons notre fiscalité : « Pas tant que l’impôt sur le revenu (IR) et la CSG seront séparés. »

Ce qui revient, au fond à dire : « D’abord il nous faut fusionner ces deux impôts ; et après, on se mettra autour d’une table pour rénover notre fiscalité vers plus de justice sociale et d’efficacité économique ».

Côté Gracques, nous nous sommes occupés de mettre la table à disposition. Et notre point de vue, c’est que la fusion IR/CSG n’est qu’une technique, pas un projet, et encore moins un véritable sujet de campagne. Le vrai projet, ce devrait plutôt être : quel profil souhaitons-nous pour l’impôt sur le revenu ? Quelles niches supprimer ou atténuer ? Comment régler le problème des très hauts revenus ? Autant de questions qu’il importe de traiter sans perdre de temps, plutôt que de tabler sur une fusion qui, au-delà de sa complexité intrinsèque, risque de ne pas atteindre les buts escomptés.

Pour y réfléchir et vous faire votre avis, venez assister au débat qui rassemblera Thomas Piketty et Michel Taly à Sciences Po Paris, amphi Chapsal, le mercredi 21 septembre 2011, de 19h15 jusqu’à 21 heures (27 rue Saint Guillaume, 75008 Paris).

Thomas Piketty et Michel Taly :

Thomas Piketty, ancien élève de l'École normale supérieure, est spécialiste de l'étude desinégalités économiques, en particulier dans une perspective historique et comparative. Il a reçu en2002 le Prix du meilleur jeune économiste de France. Promoteur majeur de l'École d'économie de Paris, il y est aujourd'hui professeur. Proche du parti socialiste, il a publié avec Camille Landais et Emmanuel Saez « Pour une révolution fiscale, Un impôt sur le revenu pour le XXIe siècle » préconisant de remettre à plat notre système d'imposition et de réformer en profondeur l'impôt sur le revenu.

A sa sortie de l’Ena, Michel Taly choisit la direction générale des impôts. Chargé de mission pour les questions fiscales au cabinet de Michel Rocard, alors Premier ministre, il devient par la suite Directeur de la législation fiscale. Il poursuit sa carrière de fiscaliste au barreau. Il est aujourd’hui avocat associé au sein du cabinet Arsene Taxand. Grand technicien, praticien et engagé, il propose sur son blog http://www.debateco.fr/category/blog/le-blog-de-michel-taly ses analyses sur les dernières évolutions législatives et, entre autres, les ambigüités fiscales de la gauche.

jeudi 26 mai 2011

Bayrou est la next doll, mec!

Je viens de découvrir "Google Correlate".

Un truc qui ne sert à rien, mais qui réserve bien des surprises.

Cherchez à quoi sont "corrélées" les requêtes Google effectuées sur un mot clef.
Ici notre saigneur et maître, "Bayrou".

Et paye ton lol.
Deux enseignements majeurs:
  • Bayrou est la next doll, de 2007, mec! (Et ça, c'est de l'or en barre). Pussycat is the way!!
  • Bayrou est LE one shot le plus puissant de l'histoire de la politique française. Une seule secousse à 18.57% sur l'échelle de Richter des urnes, mais zéro tsunami derrière, ni même une seule vaguelette de révolution orange.

Bon, pour être honnête, ça date un peu, c'est juste lié aux US, mais quand même...
Belle perf!


lundi 23 mai 2011

DSK, Pour la peau...

Bon, c'est mon premier montage video.
C'est pas terrible, mais l'idée est là...


lundi 21 mars 2011

Travis Bürki entre en guerre contre l’alibi

Une des seules analyses intéressantes sur les derniers événements du monde...

Par Travis Bürki

Tout cela semble être un non-choix. Motivé par cette intarissable colère et soif d’action.

« Nous voulons cela, nous aurons ceci, c’est déjà ça. »

Je suis contre.

Pas tout contre, non, contre. Contre le volontarisme guerrier qui viendrait se juxtaposer au désarroi lequel est l’alibi.

Philosophiquement, nous philosophes amateurs, nous ne pourrions pas laisser l’humain être écrasé par le joug. Mais nous, pacifistes car poétiste et donc humain, nous n’entrons pas en guerre.

Ni n’invitons les dictateurs à notre table pendant que leurs fils humilient et torturent et violent et massacrent.

Qui dirige? Qui invite le truand pour appeler le lendemain à sa suppression?

Qui agit?

C’est l’alibi. L’alibi de la colère personnelle, de l’ambition, de l’erreur, de la non compréhension.

Tant que les présidents, chefs et ministres ne comprendront pas l’existence, je n’entrerai en guerre avec aucun pays.

en des temps plus calmes, je n’entre en guerre avec rien de quoi que ce soit.

sauf qu’aujourd’hui, et en ce moment de terre meurtrie, j’entre en guerre contre une mauvaise raison.

Un raison dénuée de raison. Contre l’alibi de la non compréhension.

J’entre en guerre contre l’alibi.

mercredi 16 février 2011

Hollande, l'autre pays du fromage

Comme souvent lorsqu'il ne se fait pas emmener sur des questions de réformes ou d'ambitions personnelles, il reste un balèze du constat, de l'analyse.
Sûr que ça ne fait pas avancer le schmilblick pour un sou, mais c'est un début nécessaire au rassemblement.
(Allez François, rentre le ventre et souris... c'est lancé...)
Article du jour sur Slate.fr


Il y a des moments où l’actualité internationale emporte tout. Ces dernières semaines, pas moins de deux révolutions et d’autres peut-être en cours sans qu’on les ait encore identifiées. Il y a des phases où la parole présidentielle, et c’est normal, écrase tout, surtout quand elle n’est pas contredite dans une émission qui, elle-même, n’est pas construite pour la confrontation. Il y aussi des cycles médiatiques où les commentateurs préfèrent jauger, interpréter, supputer telle ou telle phrase plus ou moins mystérieuse plutôt que de se préoccuper de la réalité.

Et pourtant, en quelques jours, plusieurs indicateurs nous renseignent sur l’extrême fragilité de l’économie française. Ils sont passés presque inaperçus et pourtant le tableau qu’ils dressaient était particulièrement noir.

La croissance pour 2010 n’aura donc pas dépassé 1,5%, ce qui était le point bas des prévisions; le déficit commercial, le solde de nos échanges avec l’extérieur, aura retrouvé le niveau record de 50 milliards d’euros; la balance des paiements courants affiche 40 milliards d’euros de déséquilibre, c’est-à-dire une amputation équivalente de notre épargne; la progression du chômage de longue durée appellerait une inquiétude légitime puisque 1,5 million de demandeurs d’emploi le sont depuis plus d’un an; enfin le déficit public, pour l’année 2010, aura dépassé 140 milliards d’euros.

Des annonces insignifiantes

Un tel bilan, dans un autre contexte, dans d’autres circonstances, et avec une autre hiérarchie des urgences, aurait mérité l’alarme, pour ne pas dire davantage.

Car, rapprochés les uns des autres, ces indices confirment la détérioration continue de notre économie, non pas simplement de sa compétitivité, mais de sa capacité à retrouver les taux de croissance d’avant la crise, quand l’Allemagne affiche un regain, en 2010, de 3,6%.

Ils démontrent une inertie de notre pays à créer des emplois, alors que, dans toutes les économies comparables, les chômages commencent à baisser; et enfin, ils révèlent un déséquilibre structurel de nos finances publiques que rien, désormais, ne peut cacher.

Ce qu’il y avait de surprenant dans les propos du président de la République l’autre soir, ce n’est pas qu’il voulait nous protéger ou qu’il s’inquiétait de la place de la France dans la mondialisation, c’est qu’il n’avançait aucune stratégie cohérente pour redresser le pays.

Les mots y étaient: politique industrielle, relocalisation, compétitivité, création d’emplois… Mais les annonces apparaissaient comme insignifiantes.

L’apprentissage redevenait une priorité avec le rétablissement de deux mesures qui venaient d’être supprimées il y a à peine quelques mois, les emplois aidés étaient appelés à la rescousse comme au meilleur temps du traitement social du chômage et il était même demandé à Pôle Emploi de convoquer manu militari les chômeurs en fin de droit pour faire un bilan de leur situation et leur faire miroiter un emploi ou une formation. Alors même que les salariés de Pôle Emploi ont perdu 1.700 agents de leur effectif et qu’ils sont incapables de faire face.

Son mandat est terminé

Ces chiffres sont à la fois un bilan et un aveu. Le bilan, c’est que la politique de Nicolas Sarkozy, même s’il y a l’excuse de la crise, n’a atteint aucun de ses objectifs, ni sur le pouvoir d’achat, ni sur la compétitivité, ni sur le travail et sa valorisation.

L’aveu, c’est que son mandat est déjà terminé. La présidence Sarkozy est finie. Certes il est encore chef de l’Etat jusqu’en mai 2012, mais il est clair qu’il n’engagera plus aucune réforme d’envergure, et qu’il n’a plus les moyens financiers de décider d’un plan quelconque.

Il paraît comme désarmé, ou plutôt il a revêtu la cuirasse du candidat dont il s’est harnaché, pour partir à la conquête d’un électorat perdu avec la seule perspective d’apparaître plus protecteur que ses rivaux.

Mais protecteur de quoi? Des intérêts de la France? Des atouts de l’économie? De la qualité du travail français? D’un modèle français dont on ne sait lequel il promeut?

En fait rien de tout cela. Protecteur de lui-même, de ses intérêts, de sa famille politique, de son pouvoir. En attendant 2012, il efface scrupuleusement et avec méthode tous les chiffres qui pourraient gêner. C’est la politique de la gomme.

François Hollande

mercredi 8 décembre 2010

Wikileaks sait tout


Il n'est pas question une seule seconde de laisser Wikileaks s'emparer des secrets mondiaux.
(Même si de secrets, il n'est en fait question que de morceaux de bouts prémâchés Cet article sur Salon.com ou ici encore.) Mais bon, ça tout le monde s'en fout.

Twitter est plus occupé à discuter "lolcats" et "Justin Bieber" que "Lois informatiques et Libertés". C'est super moche. C'est la conscience moderne.

Reprenons.

Nous sommes au bord du chaos. La boîte de Pandore est aux mains d'un fou qui a jeté la clef à des pirates de l'Internet (c'est assez flou et sans fondement pour augmenter le trouillomètre d'au moins 12 points). Il faut enfermer Julian Assange, même s'il n'est personne et que cela ne changera rien à l'évolution du site, car il sait... oui, il sait et il peut faire trembler le monde.

Julian Assange sait qui est le Chevalier Orange!!

Et là, je peux vous dire que ça grelotte sérieusement des genoux du coté des Pyrénées Atlantiques.
Au zonzon le punk de l'internet!!!
Et viiiiite!

jeudi 6 mai 2010

Dictionnaire désordonné de la crise grecque

Piqué sur le site de Libé.
(Le seul truc à peu près intéressant, c’est quand SCHNEIDERMANN se sort un peu les doigts.)

Dictionnaire désordonné de la crise grecque

Grèce : pays méditerranéen, peuplé de menteurs, de tricheurs, et de fonctionnaires exerçant en réalité le métier clandestin de chauffeurs de taxis.
Effort : suppression des 13e et 14e mois de salaire. Passage de l’âge moyen de la retraite de 53 à 67 ans.
Portugal : pays méditerranéen, qui n’a rien à voir avec la Grèce.
Espagne : pays méditerranéen, qui n’a rien à voir avec le Portugal.
France : pays totalement dépourvu de toute côte méditerranéenne, qui n’a rien à voir avec la Grèce, le Portugal ou l’Espagne.
Dominos : jeu de société familier et sympathique, menaçant d’entraîner dans l’abîme le Portugal, l’Espagne, l’Irlande, mais certainement pas la France.
Déficit : catastrophe économique de gravité variable, selon que l’on parle du déficit grec, français ou américain.
Mensonge : manipulation des comptes publics en Grèce.
Créativité : manipulation des comptes publics en France.
Agences de notation : sortes de correcteurs du bac, insoupçonnables et impartiaux, rétribués par les élèves les plus riches.
AAA+ : note éternelle de la France, inscrite dans la Constitution.
Retraites (réforme des) : chantier bruyant et précipité, destiné à éviter à la France le sort de la Grèce, de l’Espagne ou du Portugal, même si la France, pays totalement dépourvu de toute côte méditerranéenne, n’a rien à voir… (voir plus haut).
Marchés : agresseurs économiques hystériques, dressés à attaquer les «maillons faibles», les «bêtes malades».
Investisseurs : «marchés», quand ils sont français.
Sortie de l’euro : hypothèse irréalisable, destinée à «donner un signal» aux «marchés».
Panique : comportement irrationnel des «marchés», dicté par la peur, consistant à tirer sur les maillons faibles, et ayant généralement pour résultat une confortable plus-value.
Plan de sauvetage : dispositif sophistiqué destiné à rassurer les marchés en proie à la «panique», sans jamais être mis en œuvre.
Prudence : stratégie politique sophistiquée consistant à aggraver un problème en retardant la définition, puis l’application du «plan de sauvetage».
Longueur d’onde (même) : langage commun parlé par la France, l’Allemagne, la Grèce, l’Espagne, le Portugal, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne.
Merkel : dirigeante allemande particulièrement prudente, avec qui la France est «parfaitement sur la même longueur d’ondes». Parvenue à force de «prudence» à retarder au maximum la définition et l’application du «plan de sauvetage» jusqu’au moment où il est caduc, ce qui conduira à définir, puis à appliquer, un nouveau «plan de sauvetage». Dite aussi, pour ces raisons, «nouvelle dame de fer».
Allemands : amis.
Rééchelonnement de la dette grecque : non-remboursement des prêts du «plan de sauvetage» par la Grèce (pays méditerranéen peuplé de…voir plus haut). Hypothèse destinée à rassurer les «marchés» (voir plus haut), mais totalement, absolument, radicalement, définitivement exclue, sous aucun prétexte, quoi qu’il arrive.
5% : taux auquel la France prêtera de l’argent à la Grèce. Ce taux est plus élevé que le taux auquel la France emprunte l’argent (1,5%). Cette différence s’explique par une prime de risque, destinée à compenser le risque d’un non-remboursement du prêt par la Grèce (hypothèse néanmoins absolument, radicalement, définitivement exclue, quoi qu’il arrive).
Contribuable français : fera une bonne affaire, quoi qu’il arrive.
Spéculation : sera mise en échec, quoi qu’il arrive.
Zone euro : sera défendue, quoi qu’il arrive.

D. SCHNEIDERMANN


C’est horrible, mais c’est exactement ça.
Je serais grec, j’aurais envie de vomir.
Mais je suis français, j’irais à la soupe…