vendredi 16 mars 2012

"Eva Jol. E," une fiction de chez Walt Disney



Au début du XXIIe siècle, la compagnie Bouygues&Vinci&EdF&Doristos Corp monopolise l'économie du pays -un consortium monstrueux créant béton, tuyau, centrale nucléaires et gaz de chips- et devient un gouvernement national. La surconsommation a tôt fait de transformer le territoire entier en un vaste dépotoir et, dans une tentative désespérée de préserver l'humanité, ou disons plus justement le modèle français, les élus les plus éclairés de gauche et de droite rassemblés en un seul et unique gouvernement d'union national commanditent un exode massif hors du pays. Car en France, on a toujours de la fuite dans les idées. C'est donc à bord de vaisseau Spatial Elysée II et d'une myriade de petits vaisseaux spatiaux de location, les Spacelib', que tout le peuple français quitte le pays, direction le modèle allemand, ou suédois, ou brésilien, mais vite vite vite, foutons le camps!

Durant les cinq ans que doit durer l'exode, le temps d'une mandature de "jachère", Europe Ecologie les Verts envoie des milliers de liquidateurs bénévoles: des militants écologistes autrefois "faucheurs volontaires", devenus par la force des choses, "fauchés bénévoles". Ils ont pour but de nettoyer le pays, avec leurs petits bras, des bâtons et des sacs en amidon de maïs. C'est clair... C'est chaud...

Et très vite, logiquement, hélas, beaucoup baissent les bras, dépriment, - certains, même se foutent sur la gueule-, repartent chez eux en Allemagne, oublient leur mission ou préfèrent se laisser pousser les moustaches en Lozère. Conséquence directe, les français sont condamnés à flotter dans l'espace, et ce bien plus longtemps que prévu, mais grand Dieu, heureusement, toujours au dessus de la zone Euro. OUF!! (Car au moins, on s'évite un changement de monnaie, et c'est toujours ça de gagné. Va t'acheter un truc sur Pluton en monnaie saturnienne, c'est impossible. Et les space-traveller-check, ça marche jamais, tout le monde le sait...). Au bout de 700 ans, et après avoir échappé de justesse à plus de 359 tentatives d'expulsions par les autorités germano-helvétiques, les Hortefistes ( nom d'une tribu barbare issu de la contraction malheureuse du patronyme de leur mentor, et d'une pratique sexuelle désagréable si non consentie), le vaisseau Spatial Elysée II et ses millions de satellites Spacelib' sont toujours dans le brouillard cosmique. Au sol, il ne reste plus qu'un unique représentant du mouvement écologiste originel sur le territoire français, Eva.Jol.E. Entité ayant pour unique objectif le nettoyage de la République (que quelques générations de là, on avait eu l'audace d'appeler "République propre" ou encore "République irréprochable"), notre écologiste s'isole, devient ami avec un insecte, un cafard (signe évident, s'il en était encore besoin, de l'état de moral d'Eva.Jol.E), et trouve un jour, au milieu des immondices, un parrainage pour la présidentielle.


L'histoire rocambolesque qui en suivra, avec le soulèvement des citoyens dans l'Elysée II, le retour sur le territoire français alors annexé par les allemands au nom d'une "Europe plus forte" et enfin le moratoire finalement voté sur les gaz de chips, (responsables de l'odeur putride en politique depuis près d'un millénaire) termineront d'achever une mythique épopée en laquelle personne n'avait cru, pas même les plus convaincus...

Une bien belle fiction, tout en images de synthèse.

François le Français!!!




Nouvelle proposition d'affiche de Joris Prudhon pour la campagne de François le Français
C'est juste Splendide!!!

jeudi 15 mars 2012

François Bayrou, le candidat du "redressement" [LA CROIX]

Le président du MoDem a présenté mercredi 14 mars son programme et son nouveau slogan de campagne, « La France solidaire ».

François Bayrou lors d'une réunion a Epernay le 14 mars 2012. Le président du Modem a présenté so...

(AFP PHOTO FRANCOIS NASCIMBENI)

François Bayrou lors d'une réunion a Epernay le 14 mars 2012. Le président du Modem a présenté son nouveau slogan : "La France solidaire".

Jugeant que ses adversaires « éludent » les questions qui préoccupent les Français, il s’est posé en candidat du « redressement » et a défendu le projet d’une société fondée sur la solidarité.

Le candidat du centre, qui plafonne à 15 % dans les sondages, espère relancer ainsi sa campagne.


Donner un sens et une cohérence à sa candidature. C’est l’exercice auquel François Bayrou s’est livré mercredi 14 mars. Le président du MoDem, qui présentait son programme avant la sortie d’un nouveau livre jeudi 15 mars(1), n’a pas cherché à créer la surprise en sortant quelques nouvelles mesures chocs de son chapeau.

Il s’est surtout attaché à replacer ses principales propositions – redressement des finances publiques, éducation, moralisation de la vie politique – dans un projet plus global qui le ramène à ses racines démocrates-chrétiennes : celui d’une société fondée sur la solidarité et la responsabilité, se situant à égale distance entre étatisme et libéralisme.

Une façon de relancer sa campagne à moins de six semaines du scrutin. Loin de la magie de 2007, lorsque le candidat centriste avait créé la surprise en s’imposant comme le troisième homme de l’élection présidentielle devant le FN, François Bayrou a cette fois davantage de mal à faire entendre sa voix dans une campagne qui se résume le plus souvent à un duel entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Après avoir régulièrement progressé dans les intentions de vote jusqu’à fin janvier, le président du MoDem stagne depuis entre 12 et 15 % sans parvenir à dépasser ce cap.

CONTRE LES POLÉMIQUES

Celui qui se targue d’avoir eu raison avant tout le monde sur la dette et d’être le seul à tenir un langage de vérité aux Français reste persuadé que sa stratégie est payante. Sa cote de popularité est en hausse constante et il arrive régulièrement en tête du palmarès des personnalités politiques.

Dans l a dernière vague de notre baromètre OpinionWay-Fiducial, il est même passé en deuxième position devant Nicolas Sarkozy dans le classement des candidats qui proposent les meilleures solutions en réponse aux problèmes quotidiens des électeurs.

François Bayrou, qui estime que ses concitoyens sont lassés des polémiques à répétition sur des sujets jugés secondaires, entend jouer cette carte à fond. « À la veille de l’ouverture de la campagne officielle, les Français sont exaspérés par une élection qui leur donne le sentiment qu’on ne traite aucune des questions qui touchent à leur vie quotidienne », a attaqué d’emblée le candidat centriste, évoquant l’emploi, la précarité ou les déficits. Face à des adversaires qui« éludent » les questions importantes et « s’égarent dans la diversion », il entend donc se poser en candidat du « redressement » et du retour à la confiance.

MORALISATION DE LA VIE POLITIQUE

Rétablir les finances publiques d’ici à 2016 par une augmentation des recettes et une réduction drastique des dépenses publiques ; encourager la compétitivité des entreprises, non pas en s’engageant dans « une course effrénée à la baisse du coût du travail » , mais en misant sur l’innovation et la recherche ; recentrer l’éducation sur les acquisitions fondamentales et moraliser la vie politique en retrouvant un exercice équilibré du pouvoir : tels sont pour lui les quatre piliers du redressement auquel il veut s’employer.

Des solutions qui sont « entre nos mains » et pas à « attendre » d’ailleurs, a-t-il expliqué dans une allusion au discours de Nicolas Sarkozy à Villepinte sur l’Europe. « Je suis plus optimiste que ceux qui prétendent qu’il faut que l’univers change pour que les choses s’arrangent », a lancé le candidat centriste.

François Bayrou a cependant parfaitement conscience qu’un tel programme d’effort et de rigueur ne peut suffire à séduire les Français.« Il n’y a pas de marche en avant s’il n’y a pas de cap, pas d’horizon à attendre », a-t-il expliqué.

NOUVEAU SLOGAN

Le président du MoDem a donc défendu mercredi un projet de société que « la crise va nous permettre d’atteindre », celle d’une « France solidaire », dont il a fait son nouveau slogan de campagne. Car la réponse aux difficultés actuelles ne se trouve selon lui ni « dans un retour au tout État qui n’a plus les moyens », ni « dans un individualisme croissant ».

Une « troisième voie » chère aux centristes dont il a tenté d’incarner les contours sans toujours y parvenir. Il a défendu ainsi « un contrat de vie partagé » qui permettrait à des hommes ou femmes de se rapprocher pour faire face aux difficultés sans perdre leurs avantages sociaux, a plaidé pour davantage de solidarité intergénérationnelle et pour un engagement plus grand des citoyens dans le monde associatif.

Une solidarité qui doit aussi s’exercer selon lui à l’égard de nos partenaires européens et des pays en difficulté de développement à l’origine de l’immigration. Des « valeurs » qu’il détaille dans son livre et qu’il oppose, en creux, à celles défendues par Nicolas Sarkozy.

(1) La France solidaire , Éd. Plon, 9 €

CÉLINE ROUDEN

mardi 13 mars 2012

Bayrou dépasse les bornes et propose l'illimité!!

Comme prévu, Bayrou vient d’annoncer les nouveaux forfaits B&YOU. Pour rappel, B&YOU est la marque dédiée aux technophiles, adeptes du MoDem avec des forfaits sans engagements politique mais un support client uniquement disponible sur Internet.

(Et heureusement cousin, parce que va donc trouver une boutique...)



Effectivement, la riposte de ce matin de Bayrou est la plus crédible proposée jusque là pour faire face à SarkoFree et MerkelTelekom. Pour preuve, voici les nouveaux forfaits B&YOU qui seront disponibles, dès validation par le Conseil d'Etat:

  • Forfait 2H dans l'isoloir, à se mordre la lèvre, à 9,99 euros par mois.

  • 2 heures vers fixes et mobiles en France, à la condition express qu'il s'agisse de mobiles fabriqués en France. (Ah ben oui, forcément...) Donc on se limite au Ola 101, à l'Alcatel 9109 HA ou au simple, mais toujours efficace Tam-Tam.

  • SMS illimités (avec interdiction des abréviations et blocage en mode "subjonctif par défaut")
  • MMS illimités
  • Internet via MoDem wifi illimité Bayrou Telecom
  • Blogosphère Démocrate 20 Mo puis 0,05 euros/ Mo principalement sur plateformes toutes pourries type "Haut et Fort", "Skyblog" ou "Libertysurf"
  • Forfait 24/24 & Internet 3 Go à 19,99 euros par mois, pour live-Twitter comme des malades les émissions de 2ème partie de soirée sur France 3, les jours de pluie.
  • (Fond d'écran orange pétant inclus)
  • Service Conférence (fortement plébiscité par la communauté; car on est moins bizarres entre sois)

Effectivement, Bayrou Telecom n'a pas cherché à s'aligner sur SarkoFree Mobile, toujours à la pointe du design et de la technologie. Bayrou choisit une orientation plus traditionnelle, refusant de faire table rase des technologies traditionnelles.

Disposant déjà d'un réseau, fût-il sévèrement sous dimensionné, Bayrou ne souhaite pas bénéficier des antennes relais de la concurrences, dont on sait qu'elles brouillent les ondes et affaiblissent le message.

Bayrou Telecom a également ouverts ses ports… si vous n’avez pas compris la précédente phrase, cela veut simplement dire que l’offre de B&YOU est maintenant compatible avec des usages URR, CAP21, NC et même PRG, PS ou UMP… En somme, un vrai accès à Internet sans bridage de parti. On ratisse large!

  • Tous les usages internet (y compris pire-to-pire, et minitel)
  • La messagerie vocale visuelle pour avec Marielle de Sarnez digitalisée sa race, même les dents du bas.
  • L’usage de la VOIP, un peu comme Kanye West et l'autotune, mais en moins sexy.
  • L’accès au réseau 3G de BayrouTelecom qui couvre plus de 90 % de la population en intention d'appels, mais seulement 11% en appels effectifs.
  • Quant à l’accès en roaming, Bayrou ne sachant toujours pas ce que c'est, il n'est pas inclus le forfait. Pour ça, on fera un référendum une fois qu'on verra un peu plus clair.


Pour rappel, tous les téléphones vendus par B&YOU sont : désimlockés, à prix de revient et sans personnalisation opérateur. Tout est prévu pour changer dès le soir du 1er tour et l'annonce des résultats...


dimanche 11 mars 2012

Ménage à trois

Comment exister entre l'UMP et le PS, blocs béton coulés dans la stabilité de leur histoire de mastodontes que sont leurs organisations propres?

Deux mammouths qu'on pourrait dire vieillots, bordéliques, incapables de mouvements, d'innovation, ou même, d'un bout de remise en cause, certes, mais deux mammouths quand même. Comment se hisser au niveau de ces Tours d’ivoire ? Quand on a Bouygues dans sa poche comme à l’UMP, on peut espérer un peu d’un génie civil rapide et audacieux. Ou au moins masquer les fissures et autres lézardes dans les fondations. Cotés PS, on a tout misé sur les « Maçons du cœur » : la force est dans le nombre de truelles mises à disposition, chacun son mur, tant pis pour le manque de lumière et les petites pièces. Mais au MoDem, il n’y a pas de maçon, de plombier ou d’électricien ; tout juste un architecte en la personne de Bayrou diplômé des cours du soir, épaulé par un groupe de décorateurs façon France 5, dont on jugera les qualités de designers au choix du papier et du vinyle trompe l’œil. C’est chaud…

Le Century 21 sera spirituel, ou ne sera pas, dit-on…

En gros, mon ami François doit-t-il prendre une carte de fidélité chez Leroy-Morin et partir acheter son « comment construire son parti » pour les nuls ?

Je ne pense pas. Oh non, je ne le pense pas.

D’abord parce qu’il ne peut pas.

Pas de bras, pas de chocolat. Et bien, pas de d’organe de parti pachydermique, pas de course à l’échalote avec les monstres en place. On a voulu faire le malin en faisant le ménage dans le seul parti historiquement fait de cellules ingouvernables, en autogestion comme en auto-gestation. Ben voilà, c’est fait. On est tous seul en plaine mer. Alors tenter des grands raouts spectaculaires en voulant ramasser tous les indécis, incompris, et incomplets de l’hexagone, ça va être chaud (et puis c’est du réchauffé de 2007, ça marchera pas 2 fois). Et point de vue communication derrière, il aurait l’air idiot et ridicule dans un Villepinte bis, incapable de masquer les sièges vides. Sarkozy a eu bien du mal, lui-même, mais a réussi de justesse, par grand renfort de pognon (d’ailleurs merci à l’entrée tardive en campagne, ça va permettre de tartiner un maximum dans le sprint final). Bayrou a une équipe commando, de 20 malades( 12 salopards, 7 mercenaires et un Jésus). C’est peu, mais c’est suffisant pour faire un coup.

Ensuite parce que c’est une mauvaise idée.

Regardons un instant la « dynamique » des deux partis majoritaires : il n’y a rien de plus statique. A droite, on fait le tri dans les campagnes, être sur que tous les vieux vont bien aller voter. Alors qu’à gauche, on découvre la « banlieue et cette jeunesse si pleine d’espérance ». C’est à dégueuler de bêtise et bassesse… (ouvrons la parenthèse: hé, les gauchisss, la jeunesse n’est pas « pleine d’espérance ». Elle est juste vide de tout le reste, tocards !) Ce qu’il faut à Bayrou, c’est une dynamique, réelle, appuyée sur deux choses : un mouvement populaire d’abord , et un relais dans les médias. (On peut le faire dans l’autre sens, hein, si ça vient pas). Mais il faut qu’il se passe quelque chose, dans les 15 jours. N’importe quoi. De préférence, permettant à Bayrou de sortir de son ton professoral qui lui est tant reproché. Un truc dans l’action. Réitérer la gifle ? Non déjà vu et trop petit bras. Il faut susciter l’empathie. Qu’on voit l’homme sous la cravate.

Enregistrer un soutien décisif, énorme parce qu’on l’aime bien Vincent Lindon, mais bon, c’est un peu court. Déclencher une polémique internationale, avec un cinglé, hein de préférence, histoire d’avoir un rôle assez basique. Il reste l'altercation avec un concurrent direct, un débat où il mettrait à poil l'un des deux (C'est peu probable, car aucun des deux ne souhaite donner une existence à ce challenger, donc pas de débat. Puis il faudrait que Bayrou "déchire" en débat... Ouais, c'est chaud.) Il reste l'extreme: le mach 3 de l’événement politique : échapper de justesse à un attentat…

Et là seulement, on pourra commencer à jouer à plusieurs, et s’immiscer dans le lit des deux prétendants à la présidentielle. Après, tout est réalisable, une fois la lumière éteinte dans l’isoloir. Le mélange des corps, la passion politique, tout ça…



mercredi 7 mars 2012

Bayrou trouve le Sésame de la Présidentielle




Ernie s'est officiellement engagé hier, auprès de François Bayrou, en lui prêtant son image et sa voix. L'annonce a été faite devant un parterre de journalistes souriants et repus, lors de la visite d'une usine de Cookies à Cassel, la société Filunbichquite.

Maintenir sa part de gâteau!.
Le président du MoDem, et candidat à la présidentielle, s'était déplacé à l'occasion d'un piquet de grève mis en place par les salariés d'une fabrique de biscuits Filunbichquite, dans le département du Nord, en grande difficulté économique. "Les lignes de productions sont prêtes, les ouvriers qualifiés n'attendent que le feu vert, mais la direction reste inexplicablement muette; ça sent la délocalisation", dixit Mr Raoul Grover, porte parole et initiateur du mouvement de blocage de la biscuiterie flamande. "Mais la hausse des matières premières, à commencer par les pépites de chocolats et les éclats de nougatine, a rendu impossible la compétitivité de l'entreprise à l'export comme sur le territoire français. La main d'oeuvre coûte cher et le produit n'est plus aussi addictif qu'avant. Les gens pensent bio, régime et regardent leur porte monnaie; nous ne pouvons pas faire face!", tentait de lui répondre dans un tumulte, Mr Jean-Michel Herry, émissaire financier et représentant en France du groupe OreoKraft&Food&Shampoo. Une situation dramatique, mais tristement banale dans ce bassin d'emploi des Flandres déjà victime de plusieurs catastrophes sociales ces 6 derniers mois, avec les fermetures consécutives de TunningCenter, Fricadelle SA et Kiabi, grands pourvoyeurs d'ouvriers peu qualifiés et fleurons de l'industrie locale. (Voir notre article sur Jeunesse "welsh-welsh" en perdition".)

"Toujours plus d'éclats de chocolats, c'est pas tenable!!!"
Ancienne société familiale de Cassel fondée en 1954, employant dans les années 80 encore plus de 250 personnes, l'entreprise Filunbichquite a du faire face à une féroce concurrence de grands groupes britanniques et espagnols dans les années 90. La domination sans partage de CaddburyCorp. et Pépitos.SL sur l'hexagone a profondément changé le paysage de cette région "pécialis-hein", comme on dit ici, du biscuit, et cela en moins de 10 ans. Quand en 2003, un consortium américain présente une offre de rachat au patron Mr Paul-Matthieu Macaron visant à reprendre l'ensemble des installations, ainsi que son personnel, il ne peut logiquement que se résoudre à laisser filer le contrôle de son entreprise, alors au bord de l’asphyxie: "J'ai cédé, je n'avais pas les moyens de résister à l'appel des cookies. Je reconnais aujourd'hui m'être fait avoir comme un bleu, schronch schkronch...".

Se contenter des miettes??
Un pupitre dressé sur le parking de l'usine, devant des pneus larges de 240 pouces en flamme, et François Bayrou lançait les premières lignes d'un discours déjà bien rodé. Du pain béni pour le candidat du centre, qui s'est empressé de faire un lien entre le patrimoine du biscuit chez Filunbichquite et son expérience propre en confiserie, rappelant au passage, qu'il avait été déjà par 2 fois "chocolat" à la présidentielle. En quelques minutes, il a repris un des thèmes chers à sa campagne, celui du produire français, en vilipendant les "cookies" et autres "produits de la mal bouffe", en "vulgaires cuisines poubelles venus des Etats Unis", se refusant à utiliser le terme de "junk food", ayant un sérieux problème de prononciation avec cet anglicisme barbare.
C'est lors d'une tirade particulièrement virulente à l'encontre du premier ministre espagnol, José Maria Granola, pour lui responsable du dérèglement des prix des sablés et gâteaux secs dans l'hexagone depuis le 2ème trimestre 2011 avec le lancement de son cookie aux gros crunchs de chocolat et aux amandes caramélisées en collaboration avec LU, que François Bayrou a explosé, cookie à la main gauche, vers de lait à la main droite. Il ne s'est pas gêné au passage pour glisser un mot sur la perte de contrôle et de sens moral de la biscuiterie Nantaise, depuis la perte des fonds boursiers du Chevalier Prince, ruiné et abandonné par les collectivités locales. "Il ne sera pas fait ici le désastre dont nous avons pu, hélas, observer toutes les dramatiques conclusions", argumenta-t-il. "Non, je ne laisserais pas Filunbichquite partir en Suisse et se lancer dans l'élevage de vaches Milka. Filunbichquite est un talent, et nous ne devons pas laisser mourir les talents!".

Remettre la main à la pâte!
Et c'est sous les clameurs d'un public conquis, composés majoritairement d'ouvriers en colère, de journalistes en hyperglycémie, et de blogueuses "marmiton" que François Bayrou a exposé son plan en 3 phases, de retour du Spéculos. Tout d'abord, stopper toute importation de chocolat ou d'amandes d’Amérique du sud, et au contraire engager des démarches commerciales poussées avec le 10ème arrondissement de Paris. Car si tout le monde s'accorde à dire que si l'Inde et le Sri Lanka sont les premiers pays producteurs de cannelle au monde, autour de Gare du Nord, ça sent aussi drôlement bon au mois de février lors de la fête de Ganesh. Dans un deuxième temps, faire pression sur les cafetiers pour éradiquer le fléau des bistrots qu'est devenue en une décennie la fausse noisette au chocolat: c'est sans gout, sans intérêt et particulièrement désagréable dans les dents. L'argument a su toucher le public, dont on sait que les soins dentaires, s'ils ne représentent pas - hélas- un poste de dépense important pour les habitants de la région, restent néanmoins une source d'ennuis et complications lorsqu’ils viennent s'ajouter au budget nécessaire à une recherche d'emploi. Et enfin mettre en place une communication pour la valorisation de la cannelle, avec campagne web et affichage sur les terrils. J'ai pour cette tache particulière, ajouta le candidat, l'appui d'une icone dans le monde des gâteaux en la personne d'Ernie!! Puis il passa en revue des idées aussi audacieuses qu'évidentes telles que la création d'un groupe d'influence pour le lancement d'une "fricannelle", issue des restes de production conjoints des spéculos et carbonnade flamande."Soyons fiers de nos régions, soyons entreprenant, et flûte au diabète! conclut le président du MoDem, sous les hourras et les bravo d'une foule ayant enfin le sentiment d'avoir été entendue, d'habitude si enclin a être roulée dans la farine.

La prochaine intervention de François Bayrou est prévue en milieu de semaine prochaine, - pour le compte à rebours des 4 derniers mois du Minitel, à Vélizy. Souhaitons pour lui que d'ici là, le mouvement initié sous nos yeux dans le Nord prendra de l'ampleur, et viendra embraser plusieurs régions elles aussi en manque de d'écoute et en crise de représentativité. L'objectif de Bayrou est clair: se porter au delà des 15% d'intention de vote, barrière symbolique obligatoire dans l'espoir d'une dynamique de campagne comme souhaitée par les militants du Mouvement Démocrate et leur leader, à l'appétit plus que jamais déclaré.




mardi 28 février 2012

Un grand vide

Comme tous les Bayrouistes convaincus, j'ai des moments de grands vides. De doutes.

Souvent inspirés par notre maître à tous et leader vénéré d'ailleurs.

En l'écoutant parler de son déconnomètre là ce matin, je me suis dit: "François, t'es quand même à part... Personne ne te ressemble, ça on te l'enlèvera pas!"


Puis j'ai pris une petite pause.

Et j'ai repensé à poster de démotivation bien connu.






Et j'ai eu mal à mon centre.