mercredi 2 janvier 2008

De savoir muscler son jeu au Mercato

La nouvelle année est là, déjà, et pourtant rien n'a changé. Ce n'est pas la vente Frau à Lille qui rendra le PSG qualifiable UEFA. Et de Cayzac au Petit Nicolas, il n'y a qu'un pas. On a gardé les promesses populistes de campagne bien au chaud dans les cartons. Les "grandes avancées" présentées lors des vœux télévisés sont toujours aussi floues et plus que le progrès annoncé, on aimerait rediscuter carrément de l'orientation prise. Que la réforme se fasse au forceps est une chose, encore faudrait-il qu'elle soit réelle et aille dans le bon sens. Et ce n'est pas le cas.

Non, vraiment 2008 n'augure aucun changement. On va droit dans le mur avec fierté et grands mots, le tout sur un discours digne des plus belles envolées lyriques des élections de Miss France. L'influence peut être déjà de la nouvelle première Dame de France?. On s'attriste de voir que les média continuent à suivre la ligne de l'Elysée sans sourciller. Et que cela en devienne choquant pourrait presque faire rire si cela ne durait pas depuis maintenant plusieurs années. On continue, personne ne s'offusque et l'absurde s'installe durablement.

On pourrait, de fait, se laisser bercer par le rythme lancinant de ces non sens politiques, le cortège de réformes bidon qui leur sont liées ou les francs coups de gueules qui vont avec de quelques tronches de l'opposition, qui pour le geste autant que pour rappeler leurs existences, poussent le son tous les 15 du mois. Rien ne change et tout le monde s'endort... Et Pauleta finit meilleur buteur avec 14 réalisations. Ouais, ça craint...

Quoique.

Le passage à la nouvelle année dresse peut être de bien maigres bilans, mais il nous autorise toutefois à un recadrage salutaire. Les lignes ont bougé (pas forcément dans le bon sens, mais bon) et cela nous permet tout de même quelques intéressantes conclusions:
  • La pipolitique de l'équipe Sarkosyenne ne me plait pas et je ne m'y reconnais absolument pas. Comptez pas sur moi pour acheter le maillot ou venir au stade.
  • Je n'attends rien de la défense passoire d'un PS en morceaux et souffreteux pour s'opposer à ce gouvernement bidon. Et mate la gueule du capitaine... J'aimerai pas passer une mi-temps dans les vestiaires...
  • Les idées et le schéma de jeu du MoDem valent quelques chose sur le papier, même si l'équipe sent le National plein ballon.
  • Et même si les municipales flairent bon le cassage de gueule pour Bayrou du fait de la toute puissance de la Vème, et que les avancées, s'il y en a pour le MoDem, ont toutes les chances d'être illisibles le soir de la finale et du scrutin, c'est pourtant bel et bien la seule voie intéressante pour demain... Le MoDem est à l'Elysée ce que la Coupe de France est du Championnat de L1: plus France 3 que TF1, plus d'amour du maillot et plus de classe vraie, même le rouge au joues apres match au volant de sa Micra...

Alors, que conclure de tout cela si ce n'est que l'engagement et la détermination des uns feront tot ou tard la faiblesse des autres. On a gardé Le Guen et on va sans doute acheter Fred. L'espoir peut renaitre, à condition de muscler véritablement son jeu...

2 commentaires:

Mini-J. a dit…

Cool, un nouveau billet!

Cela dit, je te trouve bien optimiste sur les idées et le schéma de jeu du MoDem, qui seraient valables sur le papier. Personnellement, j'avoue que cela fait bien longtemps que je n'y comprends plus rien...

dash a dit…

c'est pourtant clair... on couvre le terrain, on joue sans complexe et on est présent dans les duels... Rien de bien révolutionnaire. Quelque chose de simple et de pragmatique, basé sur l'effort commun pour le bien commun...

Il nous manque peu être un tireur de coup franc, ou ptet même un milieu offensif virtuose, histoire de mettre le feu aux supporters...
;-)